Actualité institutionnelle

L’AMQ dépose une mise à jour majeure de son mémoire à l’Office des professions du Québec

Une analyse documentée des activités microbiologiques à incidence élevée, des mécanismes actuels de protection du public et des avenues de reconnaissance professionnelle.

Association des microbiologistes du Québec 21 juillet 2026

L’Association des microbiologistes du Québec (AMQ) annonce avoir transmis à l’Office des professions du Québec une mise à jour majeure de son mémoire portant sur les activités de microbiologie et la protection du public.

10 secteurs d’activité analysés
24 événements et interventions documentés
50+ références officielles et institutionnelles

Une démarche fondée sur des faits vérifiables

Fruit d’un travail approfondi de recherche et d’analyse, ce mémoire rassemble plus de cinquante références gouvernementales, réglementaires et institutionnelles ainsi que vingt-quatre événements documentés dans différents secteurs où la microbiologie contribue directement à des décisions touchant la santé, la sécurité ou l’environnement.

L’AMQ a retenu une méthode prudente qui distingue clairement les préjudices réellement survenus, les rappels ou interventions réglementaires et les risques potentiels officiellement reconnus. Cette gradation évite de présenter un scénario de risque ou une mesure préventive comme s’il s’agissait d’un dommage déjà réalisé.

Le mémoire ne soutient pas que toute activité microbiologique doit être encadrée de manière uniforme. Il propose plutôt une analyse ciblée des fonctions où le jugement microbiologique autonome contribue à une décision à conséquence élevée.

Dix secteurs stratégiques examinés

Le mémoire couvre un éventail représentatif de domaines dans lesquels les compétences microbiologiques peuvent avoir une incidence directe sur la protection du public.

Agroalimentaire
Pharmaceutique
Eau potable et eaux récréatives
Santé publique
Microbiologie clinique
Environnement
Biotechnologies et produits biologiques
Dispositifs médicaux, PSN et cosmétiques
Industrie et laboratoires d’essais
Recherche et innovation

Selon les secteurs, les décisions soutenues par les données microbiologiques peuvent notamment mener à la libération ou au rejet d’un lot, au déclenchement d’un rappel, à une investigation de contamination, à un avis de santé publique, à la fermeture d’une installation ou à l’adoption de mesures correctives.

Des mécanismes importants existent déjà

L’AMQ reconnaît que plusieurs secteurs sont déjà soumis à des contrôles rigoureux : accréditations de laboratoires, normes ISO, bonnes pratiques de fabrication, systèmes qualité, inspections gouvernementales, permis et exigences de biosécurité.

Ces mécanismes protègent réellement le public. Ils portent toutefois principalement sur les organisations, les installations, les méthodes, les produits et les procédés. Ils ne créent pas nécessairement un mécanisme professionnel uniforme permettant de vérifier, pour chaque personne se présentant comme microbiologiste, sa formation fondamentale, ses limites de compétence, sa formation continue et ses obligations déontologiques.

Une reconnaissance professionnelle complémentaire

Dans un document complémentaire transmis à l’Office, l’AMQ expose les angles morts de l’encadrement actuel et propose une approche graduelle de reconnaissance professionnelle.

Cette approche pourrait comprendre la protection du titre, l’établissement de critères d’admission communs, la formation continue, l’inspection professionnelle, un mécanisme indépendant de traitement des plaintes ainsi qu’une certification sectorielle pour certaines activités à incidence élevée.

Le permis de base confirmerait la formation fondamentale en microbiologie. Les certificats sectoriels serviraient ensuite à démontrer qu’une personne possède et maintient la compétence requise dans un domaine précis, par exemple la microbiologie pharmaceutique, l’eau, l’agroalimentaire, l’environnement ou la santé publique.

Éviter le double encadrement

La proposition de l’AMQ ne vise pas à remplacer les règlements, accréditations ou systèmes qualité existants. Elle vise à les compléter au niveau de la personne, tout en évitant de reproduire les contrôles déjà exercés par d’autres autorités ou d’empiéter sur des activités déjà réservées à d’autres professionnels.

L’analyse demandée à l’Office devrait donc porter prioritairement sur les fonctions de validation, d’interprétation, d’investigation, d’évaluation du risque, de recommandation et d’approbation scientifique lorsque ces fonctions soutiennent une décision à conséquence élevée.

Une collaboration qui se poursuit

L’AMQ remercie l’Office des professions du Québec pour la qualité des échanges entrepris dans le cadre de cette démarche et réitère sa disponibilité afin de fournir les fiches documentaires, les sources primaires, la cartographie des fonctions et toute expertise complémentaire utile.

L’Association continuera d’informer ses membres et le public des développements de ce dossier au cours des prochains mois.

À propos de l’AMQ

L’Association des microbiologistes du Québec représente et soutient les microbiologistes exerçant dans les différents secteurs scientifiques, industriels, environnementaux et de santé.

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